Autour de la place du chapitre de Neuville-les-Dames
On ne s’étonnera pas, d’après le nom même de la commune, que de grandes dames aient résidé en ces lieux. Et quelles dames !
UN PASSE PRESTIGIEUX
Si l’existence d’un prieuré féminin est mentionnée pour la première fois dans un texte daté de 1158, il faudra attendre 1755 par un acte de Louis XV pour que les Dames de Neuville reçoivent le privilège de porter le titre de Chanoinesse-Comtesse. Les nouvelles reçues ne prononcent plus les vœux, sauf la doyenne de l’élection. Les Dames peuvent donc quitter le chapitre pour retourner dans le monde, notamment pour se marier. Dès lors le Chapitre est très renommé et les demandes d’admission des jeunes filles affluent non seulement de la noblesse locale mais également des grandes familles de France. C’est ainsi qu’on construisit quelques belles demeures où séjournèrent notamment
- Sophie de Grouchy - Madame de Condorcet à en devenir,
- Les Demoiselles de Beaurepaire dont l’une d’entre elles épousa Louis le Prestre de Vauban, arrière-petit-fils du célèbre maréchal, constructeur de fortifications,
- Les Demoiselles de Choiseul parentes du ministre de Louis XV et des Choiseul Praslin possédant le château de Vaux-le-Vicomte,
- Cinq princesses de Saxe, nièces de l’Empereur d’Autriche, cousines germaines du Roi de France et petites-filles du Roi de Pologne.
Mais la révolution arrive rapidement et les importants domaines et biens du Chapitre sont soumis à expertise, estimation et vente. Après des siècles de vie monastique, dont 36 années en tant que Chapitre, la présence des Dames s’arrête.
A DECOUVRIR
La Place du Chapitre et les maisons des Chanoinesses
Du couvent initial, on est passé peu à peu à des maisons villageoises indépendantes, puis à des demeures hautes et richement bâties. Elles avaient pour caractéristiques que l’étage noble, en rez-de-chaussée sur la place « intérieure », formait un premier étage sur l’extérieur, au-dessus des communs.
La maison de Brosses
Appelée « le château », elle est l’une des plus belles bâtisses mais elle est aussi la moins représentative. Bâtiment classique, façade simple, avec avant-corps coiffé d’un fronton, sa toiture est constituée de tuiles écaille « comme des roses ». A l’arrière, se trouve une belle façade, encadrée de deux pavillons avec un balcon en fer forgé.
L’église
Bâtiment imposant, construit en pierre, sur pilotis, qui a remplacé en 1893, l’église paroissiale du XIIème siècle. A découvrir à l’intérieur : des vitraux de la fin du XIXème siècle, réalisés par le grand maître verrier lyonnais Bégule.
La rue de la Basse Bresse
C’était autrefois la rue principale de la commune. On y voit plusieurs maisons anciennes à colombage.
La maison du commandeur
Reconstruite vers 1780, elle tire son nom sans doute du chevalier de Monspey, commandeur de l’ordre de Malte qui attirait une nombreuse compagnie par ses expériences avec le « baquet de Messmer » magnétisme en vogue à l’époque.
EVENEMENT ! Neuville-les-Dames commémore en 2009 les 1000 écrits de son histoire...
Cet anniversaire sera le grand rendez-vous culturel de l'année et l'ensemble des neuvillois intéressés par ce passé tantôt prestigieux, tantôt dramatique s'est mobilisé. Venez remonter le temps avec les diverses animations qui vous seront proposées. Un retour en arrière étonnant qui vous plongera au coeur d'une commune aux 1000 secrets...
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